L’année 2022 marque le retour des acquéreurs étrangers non-résidents, qui totalisent 1,8 % des transactions de logements anciens en France métropolitaine.
La part des acquéreurs étrangers non-résidents à Paris atteint en 2022 son plus haut niveau sur les 10 dernières années (3,4 %, soit + 1,2 point sur un an). Hausse qui se confirme au 1er trimestre 2023.
Les prix des biens acquis en province par les étrangers non-résidents ont progressé de 29 %, contre 14 % pour les Français résidents. Le prix des maisons anciennes achetées par les non-résidents est plus important que celui des maisons acquises par des résidents (+ 13 % en moyenne). Pour les appartements anciens, l’écart est similaire en province, mais moins important à Paris (+ 4 % en moyenne).
La Creuse, les Alpes-Maritimes et les Ardennes font partie des départements les plus prisés par les acquéreurs étrangers non-résidents en 2022.
Les nationalités des acquéreurs étrangers. La part des acquéreurs britanniques, en baisse continue depuis 2016, a enregistré une forte diminution entre 2020 et 2021 (- 6 points) et passe pour la première fois sous le seuil des 20 %. Malgré une hausse de 2 points enregistrée en 2022, ils ne retrouvent pas la première place au classement, avec 17 % des achats parmi les étrangers non-résidents. Si les Belges se placent en tête depuis 2021, avec 19 % des achats, leur part enregistre néanmoins une première baisse depuis 2014 (- 2 points en 2022). Les Allemands sont la troisième nationalité la plus représentée (11 % en 2021).
La part des acquéreurs « expatriés » est à son plus haut niveau depuis 2012 (1,5 % des achats de logements anciens, contre 1 % en 2019). En Île-de-France, ils sont nettement plus présents (4,2 % en 2022, contre 1,4 % en 2019).